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    Norvège: un gisement de terres rares pourrait renforcer l'autonomie de l'Europe

    08.07.2026
    C'est un ancien volcan qui pourrait redessiner l'avenir de l'Europe. Dans le sud de la Norvège se trouve le plus grand gisement de terres rares jamais découvert sur le continent. Ces métaux sont indispensables à la fabrication des voitures électriques, des éoliennes, des smartphones ou encore des équipements militaires. Un enjeu devenu stratégique pour notre économie comme pour notre souveraineté, alors que leur production est aujourd'hui largement dominée par la Chine. C’est la compagnie minière norvégienne Rare Earths Norway qui dispose du permis d’extraction.
    Le reportage de notre correspondante dans la région est à retrouver dans son intégralité dans le podcast Accents d’Europe
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    «Ils veulent voler nos terres»: une nouvelle barrière israélienne isole les agriculteurs palestiniens en Cisjordanie

    07.07.2026
    Baptisée « Crimson Thread », ou « Fil pourpre » en français, elle sera composée d'une route militaire longue de 22 kilomètres, bordée d'une tranchée profonde de quatre mètres et d'un haut remblai de terre. Cette barrière va couper plusieurs centaines de familles d'agriculteurs palestiniens de leurs terres. C'est déjà le cas pour certaines d'entre elles, dans ce secteur considéré comme le « grenier de la Cisjordanie ».
    De notre correspondante, de retour de la vallée du Jourdain,
    Des champs d'oliviers et des serres agricoles s'étirent jusqu'au fleuve Jourdain. Dans la vallée, des bulldozers israéliens retournent la terre fertile.
    « Ils construisent soi-disant une simple route, mais c'est faux. Ils veulent voler nos terres », se confie Thar, un berger de 35 ans. Il décrit les travaux en cours : « Sur place, il y a certes une route, mais tout le long, il y a une tranchée profonde de quatre mètres et un remblai haut de deux mètres. Je ne veux plus y retourner, au risque de me faire arrêter ou attaquer. »
    « Ce projet, ce n'est rien d'autre qu'une nouvelle barrière de séparation », dénonce-t-il. Inquiet, il observe son troupeau de 90 moutons. « Avec les travaux, ils m'ont coupé l'eau. On doit aller chercher de l'eau à deux kilomètres, de nuit, comme des voleurs. »
    Dans le village voisin d'Atouf, un agriculteur a, quant à lui, déjà perdu tout accès à ses terres : « J'ai perdu toutes mes cultures. Je ne peux plus aller récolter mes légumes. J'ai déjà perdu beaucoup d'argent, comme beaucoup d'autres agriculteurs. Avec cette construction, je n'ai tout simplement plus accès à rien. »
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    « Tous ont perdu leur emploi »
    Doorghan pose une main sur l'épaule de son fils, qui l'écoute attentivement : « Sur mon exploitation, j'emploie quotidiennement une trentaine de salariés pour travailler la terre. Tous ont perdu leur emploi, faute d'accès aux champs. Cela représente trente familles de sept ou huit personnes chacune. L'agriculture est ici la première source de revenus. »
    Sur le tracé de la route militaire, toutes les infrastructures – granges, silos et entrepôts – seront également détruites. Abdallah Basharat, gouverneur des localités d'Atouf et de Ras Al Ahmar, explique : « Environ 300 familles sont concernées par des ordres d'expulsion ou de démolition de leurs infrastructures. Je me suis rendu devant la Cour de justice pour réclamer l'arrêt du projet, mais l'armée poursuit sa construction. »
    L'armée israélienne assure, de son côté, agir dans le respect de la loi. Elle évoque des impératifs de sécurité pour justifier la construction de cette nouvelle barrière.
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    En mer Baltique, exercices de l'Otan à bord d’une frégate française

    06.07.2026
    Le sommet de l’Otan commence ce mardi 7 juillet à Ankara, en Turquie. Quel va être le futur de l’Otan et tous les pays de l’Alliance sont-ils prêts à la défendre ? Sur la frégate française qui a participé aux grands exercices maritimes Baltops, personne n’en doute. Ces exercices existent depuis 1972 et visent à renforcer la cohésion entre les Alliés et à réaffirmer la volonté de défendre cette région limitrophe de la Russie. 
    De notre correspondante dans la région,
    Sur la passerelle, la situation est tendue. Tout le monde a revêtu sa tenue d’alerte, une cagoule et des gants ignifuges et des lunettes. Le commandant en second : « Là, nous sommes en entraînement pour le tir. Donc, nous allons tirer avec le canon 100 mm, le canon 20 mm et la mitrailleuse arrière sur des ballons qui simulent des aéronefs qui nous arrivent dessus à grande vitesse. On s’est toujours entraîné contre les menaces aériennes. On a évidemment rajouté les nouvelles menaces qu’on peut voir dans les différents conflits qui nous entourent, évidemment les drones dont on entend beaucoup parler. »
    Au niveau inférieur se trouve le Central Operations. C’est le lieu le plus secret de la frégate où se trouvent tous les écrans qui surveillent la mer. Les équipes de l’enseigne de vaisseau Kevin s’entraînent à réagir si un aéronef ne réagit pas aux sommations d’identification. Un exercice qui s’est aussi fait à plusieurs pendant Baltops : « C’est comme ça que l’on est les meilleurs. Aujourd’hui, on a la chance de pouvoir partager notre situation en liaison radio ou en liaison satellite. On est vraiment monté en gamme dans la richesse des informations que l’on peut partager avec les navires de l’Otan. »
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    La Baltique, un espace stratégique sous surveillance
    Tout au long des deux semaines d’exercice, les marins français se sont entraînés avec les Alliés à se ravitailler en mer, à déminer un territoire pour escorter des unités dites précieuses ou arraisonner des navires suspects. Le commandant de la frégate Martin Redoutey : « En étant présent, on envoie ce message de détermination sur notre capacité à mener des opérations complexes pour défendre le territoire des pays de l’Otan. »
    La mer Baltique concentre une partie importante des échanges commerciaux mondiaux. Protéger les voies maritimes dans une région de plus en plus stratégique est nécessaire. Les Alliés ne sont pas seuls. La Russie est aussi riveraine et montre sa présence. Quand un Tupolev, un avion russe de combat, est repéré, tout le monde s’active. Le commandant Martin Redoutey : « À une dizaine de kilomètres du bateau, on a certainement un aéronef probablement de nationalité russe qui est en transit, qui a un profil qui est stable. Là, on voulait s’assurer de la cinématique et des intentions de cet aéronef. Il ne présente pas de difficulté particulière. »
    En mer Baltique, même en exercice, la vigilance des Alliés ne retombe jamais.
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    En Moldavie, la multiplication des arnaques pourrait être une tentative de déstabilisation russe

    05.07.2026
    En Moldavie, les arnaques téléphoniques prennent une ampleur inédite. Majoritairement menées depuis l’étranger, ces fraudes ont causé un préjudice de plus de 8 millions d’euros depuis le début de l’année. Les personnes âgées, souvent moins familières des nouvelles technologies, figurent parmi les principales cibles des escrocs.
    Dans certains cas, la police a rapporté des pertes individuelles pouvant atteindre près de 50 000 euros. Selon les autorités moldaves, ces opérations pourraient être, au moins en partie, orchestrées depuis la Russie afin de miner la confiance de la population dans les institutions et de déstabiliser le pays. 
    Un reportage de notre correspondante à Chisinau à retrouver dans la longueur dans Accents d'Europe.
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    Au Vietnam, la vente sur les trottoirs, emblématique de la ville d'Hanoï, est en sursis

    05.07.2026
    Très prisée des touristes comme des habitants de la capitale vietnamienne, la vente sur les trottoirs fait partie du quotidien d’Hanoï. Mais les autorités entendent désormais mieux encadrer, voire restreindre, ces activités. En intensifiant les contrôles et les amendes contre les vendeurs informels, la ville bouscule aussi une part de la culture locale. 
    De notre correspondant à Hanoï,
    Riz, thé, ventilateurs, oiseaux, coiffeurs ou vendeurs de poissons rouges : on trouve de tout sur les trottoirs d’Hanoï. Mais depuis de nombreuses années, la ville entend « rendre les trottoirs aux piétons ».
    Installée sur un tabouret en plastique, devant son magasin débordant d’objets et de condiments en tout genre, cette vendeuse a retiré les cartons et les étagères du trottoir qu’elle occupait jusque-là. Dans ce vieux quartier populaire d’Hanoï, de nombreuses activités commerciales s’exercent sur ces espaces, au détriment des passants.
    « Ceux qui n’ont pas de maison ou de local ne pourront plus vendre, déplore la commerçante. On pourra seulement louer, ou vendre, à l’intérieur des maisons. Parce que les gens ont le droit de louer ou d’exercer à l’intérieur, mais pas sur le trottoir. L’État n’autorise pas la vente sur les trottoirs, car ils doivent être réservés aux piétons. »
    Depuis son bia hoi, établissement où l’on sert la bière pression locale du même nom, cette commerçante a perdu presque la moitié de sa clientèle. Il y a quelques mois encore, elle vendait sa bière, son riz sauté et son alcool de riz à l’abricot depuis le trottoir, désormais transformé en parking pour scooters. « Ma clientèle a diminué de moitié. Vraiment de moitié, voire davantage, dénonce-t-elle. Et encore, moi, j’ai la chance de pouvoir louer un local. J’ai donc un espace à l’intérieur. Mais beaucoup de personnes ne vendent que sur le trottoir. Pour elles, cela signifie perdre totalement leur activité. »
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    « Au Vietnam, s’installer sur le trottoir fait partie de la culture »
    Jusqu’ici occupés de manière informelle, à la limite de la légalité, certains trottoirs pourraient désormais être loués dans un cadre réglementé. La ville d’Hanoï envisage d’expérimenter la location d’une partie de ces espaces. Avec un tarif maximal d’un euro cinquante par mètre carré, des commerçants triés sur le volet pourraient ainsi bénéficier d’un droit d’usage encadré. 
    « Quand on ne peut plus servir sur le trottoir, les clients doivent s’asseoir à l’intérieur, mais ils n’aiment pas ça. Il fait chaud, c’est étroit et bruyant, explique une commerçante. Si l’État nous autorise à louer une partie du trottoir, je le ferai pour pouvoir y servir mes clients. Dans mon établissement, les gens préfèrent s’asseoir dehors. Au Vietnam, s’installer sur le trottoir fait partie de la culture. Donc, si cela devient possible, je louerai cet espace. »
    Les demandeurs devront remplir plusieurs critères. Ils devront notamment obtenir l’accord d’au moins 50 % des propriétaires et des habitants concernés, maintenir un passage piéton continu d’au moins 1,5 mètre et installer des caméras de surveillance. Les bénéficiaires devront également disposer d’un local donnant sur la rue concernée. Les commerces occupant illégalement le trottoir s’exposeront, quant à eux, à des sanctions plus lourdes, pouvant atteindre 200 euros.
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