Priorité santé

Seneste episode
342 episoder
- Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, avec la sexologue de l’émission, nous parlons des cinq sens. Vue, toucher ouïe, odorat et goût... la sexualité est une expérience sensorielle. Comment stimuler les sens de son ou sa partenaire ?
La sexualité rime avec sensualité, et en fonction des personnes, des situations, des périodes de la vie et la nature d'une relation, les cinq sens peuvent jouer un rôle, prendre une importance différente, que ce soit dans les rapports de séduction ou dans l'intimité !
Des émotions et des réactions, qui se déclinent au pluriel, en fonction des différentes perceptions, évocations, parfums : le goût, l’odorat, l’ouïe, le toucher et la vue.
Cette palette sensorielle est propre à chacun et chacune, mais va aussi évoluer, au fil des expériences, des découvertes et des souvenirs : le rappel d’une fragrance, un contact que l’on tente de retrouver, ou à l’inverse, cette odeur précise qui provoque la répulsion…
La sexualité met les sens en éveil : avec des préférences et une curiosité qui peut pousser à découvrir autre chose, se mettre en quête de sensations inédites.
Avec :
Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’Association interdisciplinaire post-universitaire de sexologie, directrice de projets en prévention de santé, experte à la Haute autorité de santé et présidente de la Communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIè.
Programmation musicale :
► Meryl – Champagne ké fraises
► Ruthee – Zoblazoo. - Le microbiote intestinal est un ensemble de bactéries, virus, champignons et autres micro-organismes qui peuplent notre tube digestif. Si les chercheurs connaissent son existence depuis longtemps, ils découvrent encore aujourd’hui l’importance de son rôle sur la santé physique et psychique des individus. Ainsi, ce n’est pas moins de 38 milliards de bactéries qui s'activent, digèrent, communiquent, produisent des molécules essentielles, éduquent les défenses immunitaires et envoient même des signaux au cerveau. Que sait-on vraiment sur le microbiote intestinal ? Que peut-on espérer de la recherche sur le microbiote intestinal ?
En matière de santé, il existe des sujets vendeurs et d’autres qui le sont beaucoup moins. Ces dernières années, un champ particulier de la gastro-entérologie est devenu subitement « tendance », de la librairie à la parapharmacie: édition, automédication, et même au rayon frais, pour certains produits laitiers… Ce sujet porteur : la flore intestinale comme ses pouvoirs sur l’intestin.
Avec d’un côté, le travail des chercheurs et des cliniciens pour comprendre le rôle de ces 38 milliards de bactéries et des avancées, par exemple, dans le domaine de la transplantation fécale pour lutter contre un germe résistant, le Clostridium difficile.
Mais les mystères du microbiote intestinal n’occupent pas seulement les médecins. Le sujet passionne également les journalistes, intéresse les coachs en nutrition, et permet aux laboratoires pharmaceutiques de se lancer sur de nouveaux marchés, avec des produits – les probiotiques/compléments alimentaires – promettant un renforcement immunitaire, une meilleure digestion, un équilibre bactérien. Alors, comment faire la part des choses entre les vérités et les mensonges qui concernent nos intestins?
Avec :
Pr Harry Sokol, professeur en gastro-entérologie à l’Hôpital Saint-Antoine, à Paris et enseignant à la Faculté de Médecine de Sorbonne Université. Directeur du centre de transplantation fécale de l'APHP, chercheur à l'Inserm et à l'INRAE et auteur de l’ouvrage Microbiote : Science, promesses et mensonges. Enfin la vérité sur vos bactéries intestinales (en autoédition)
Pr Stanislas Doffou, gastroentérologue au CHU d’Angré à Abidjan en Côte d’Ivoire.
En fin d’émission, nous parlons de télémédecine notamment en République Centrafricaine où Médecins Sans Frontières a développé une application qui fonctionne même lorsque la connexion est lente afin de pallier le manque de professionnels de la santé. Interview de Clara Mazon, directrice du programme de télémédecine de MSF.
Programmation musicale :
► Infinity song – Hurricane
► Mia Guisse, Jahman X-Press & Omg Oumy Gueye, VJ - Lima Beuga Doon. - Après l’affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants.
Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ?
Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique?
Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes.
Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre.
Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs.
Avec :
Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart
Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles
Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes
Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid.
Reportage de Thalie Mpouho.
► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale.
Programmation musicale :
► Adekunle Gold – One woman
► Ibeyi – Hurry Hurry. - L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ?
Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C’est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d’attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d’après l’OMS, ce qui en fait l’une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l’épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l’épilepsie peut constituer un motif d’urgence absolue (état de mal épileptique).
Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme).
La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances.
Avec :
Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l’UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin.
Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée.
En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal.
Programmation musicale :
► BNXN, Asake– Eja Meja
► Ibeyi – Hurry Hurry. - Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ?
Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l’on souhaite guérir d’une infection, l’est aussi lorsque l’on a choisi d’espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.
Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l’on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s’adresser à la bonne personne, parce qu’aujourd’hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes.
Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d’urgence ; vous l’avez compris, il n’y a pas une, mais des contraceptions.
Avec :
Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, paru aux éditions Lakalita.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Indila – Love Story
► Rema – Tea.
Om Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Podcast-websted