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  • Priorité santé

    La loi : outil essentiel pour la santé des femmes

    29.09.2026
    Après l’affaire Lyhanna en juillet 2026 et les nombreux manquements judiciaires et institutionnels qu’elle a mis en lumière, la pression a été mise sur le gouvernement afin de proposer des actions concrètes pour mieux protéger les femmes et les enfants.
    Ainsi, début octobre, l’Assemblée nationale française va examiner la « loi intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles, après des semaines de mobilisation de plusieurs centaines de femmes et militantes féministes, devant le ministère de la Justice, pour marquer leur détermination. Cette proposition de loi, soutenue à 240 députés, s’appuie sur les recommandations faites par des associations féministes et de défense des droits des enfants. Le 14 septembre 2026, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis de consacrer un milliard et demi d'euros à la lutte contre les VVS dans le budget 2027. Détection des victimes, lutte contre les violences en ligne et dans le monde du travail, formation des professionnels de santé, renforcement de la réponse pénale... La loi est-elle essentielle à la protection de la santé des femmes ? Comment les États peuvent-ils mieux protéger leurs citoyennes ?  
    Comment une évolution des Lois peut-elle améliorer le bien-être des femmes et des enfants, protéger leur santé mentale et physique?  
    Au travers d'illustrations en France, en Côte d’Ivoire et en Espagne, nos invitées, au féminin pluriel, nous font comprendre comment ces changements, dans la loi, qui peuvent améliorer la santé des femmes. 
    Ce sujet est directement en prise avec l'actualité. En France, l'indignation liée à l’affaire Lyhanna au printemps 2026 (du nom d’une petite fille de 11 ans, enlevée, violée et assassinée par un homme qui faisait l’objet de plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineures, dans le sud-ouest du pays), a débouché sur une volonté de réforme qui porte un nom : la loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, née de cette mobilisation, arrive devant les députés ce 1er octobre.   
    Le drame frappant cette enfant et sa famille a constitué un nouvel élément révélateur des dysfonctionnements de la justice française ; une forme d'échec systémique qui traduit des défaillances structurelles et appelle des changements de fond. La semaine dernière, la proposition de loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles, issue du travail de la coalition féministe et enfantiste a été adoptée en commission des lois à l'Assemblée nationale : 69 articles, une construction transpartisane qui vise à renforcer l’écoute, la protection, la réparation. Ce texte est à l'image de celui qui existe déjà depuis plus de 20 ans en Espagne, et qui a permis de faire reculer sensiblement le nombre des féminicides, comme d'améliorer les prises en charge des victimes et les poursuites contre les auteurs. 
     
    Avec :
    Dr Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne, Présidente de Maisons des femmes/Restart

    Bénédicte Joan, membre du Conseil d’Administration de l'association Stop au Chat Noir en Côte d’Ivoire, association afro féministe qui possède un refuge pour femmes et filles survivantes de Violences Sexistes et Sexuelles

    Anne-Cécile Mailfert, présidente fondatrice de la Fondation des femmes 

    Diane Cambon, correspondante de RFI à Madrid. 

    Reportage de Thalie Mpouho. 

    ► En fin d'émission, nous vous proposons un rendez-vous hebdomadaire pour faire un point sur l'épidémie d'Ebola en République Démocratique du Congo. Interview du Dr Marie-Roseline Belizaire, directrice des urgences et gestionnaire des incidents de l’épidémie à l’Organisation mondiale de la santé, médecin épidémiologiste spécialiste en santé globale, santé communautaire et familiale.   
    Programmation musicale : 
    ► Adekunle Gold – One woman 
    ► Ibeyi – Hurry Hurry.
  • Priorité santé

    Épilepsie aux différents âges de la vie

    28.09.2026
    L'épilepsie est une des affections neurologiques les plus fréquentes avec environ 50 millions de personnes concernées dans le monde. Si des traitements existent, près des trois quarts des personnes épileptiques dans les pays à revenu faible ou intermédiaire n'ont pas accès au traitement dont elles ont besoin. L'épilepsie pouvant survenir à tous les âges de la vie, ses manifestations diffèrent selon l'âge du patient. Comment diagnostiquer l'épilepsie chez un nourrisson ou chez une personne âgée ? Quelles sont les prises en charge existantes ? 
    Cette maladie neurologique concerne tous les âges. C’est l'activité électrique anormale dans le cerveau qui provoque des réactions, qui vont de la perte d’attention à des convulsions sévères. Plus de 50 millions de personnes seraient concernées à l'échelle de la planète, d’après l’OMS, ce qui en fait l’une des affections neurologiques les plus fréquentes. Si le grand public assimile volontiers l’épilepsie aux crises convulsives, cette atteinte chronique peut se manifester de façon différente : par des absences ou encore des secousses ponctuelles et des contractions. Certains symptômes peuvent être particulièrement sévères, notamment en raison de leur durée, comme du risque de chute et dans certains cas, l’épilepsie peut constituer un motif d’urgence absolue (état de mal épileptique). 
    Aujourd'hui, il existe de multiples traitements qui permettent de limiter les symptômes de l'épilepsie ou d'espacer les crises. Il est important également d'aborder la question de la prévention de l'épilepsie secondaire (après un choc, une infection neurologique, un AVC…), par le port de dispositifs de sécurité comme les casques pour éviter les traumatismes crâniens, le traitement de l'hypertension artérielle ou encore la vaccination contre la méningite et des mesures anti-vectorielles et de protection afin de limiter le risque de transmission du paludisme infantile (et du neuropaludisme). 
    La prise en charge du paludisme est globale, et implique également des conseils en termes de bien-être, d'intégration, tout comme de sensibilisation des populations afin de mieux lutter contre la stigmatisation et les fausses croyances.
     
    Avec :
    Pr Laurent Vercueil, médecin neurologue, praticien hospitalier au CHU Grenoble Alpes, professeur à l’UGA, et membre du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble. Auteur du livre « Malaises, colométrie du cerveau » aux éditions Belin. 

    Pr Fodé Cissé, chef de service de Neurologie au CHU Ignace Deen, de Conakry, en Guinée.  

    En fin d’émission, nous retrouvons la chronique de Binetou Cheikh Seck, nutritionniste-diététicienne à Dakar, au Sénégal. 
    Programmation musicale : 
    ► BNXN, Asake– Eja Meja 
    ► Ibeyi – Hurry Hurry.
  • Priorité santé

    Questions de femmes : bien choisir sa contraception

    25.09.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité santé. Cette semaine, nous parlons des méthodes de contraception féminines : pilule, stérilet, implant… Quelle méthode de contraception choisir en fonction de sa situation ou de son âge ? Quels peuvent être les éventuels effets secondaires ?
    Pour bien prendre soin de sa santé, il est nécessaire de pouvoir obtenir une offre de soins fiable : et cela passe par une orientation, des conseils, une information adaptée à chaque situation. Ce qui est vrai lorsque l’on souhaite guérir d’une infection, l’est aussi lorsque l’on a choisi d’espacer les naissances, voire même de ne pas ou plus concevoir, tout simplement.  
    Lorsque l'on aborde une question aussi essentielle que la contraception, il est important de pouvoir tenir compte de multiples paramètres : antécédents médicaux, modes de vie, convictions personnelles ; des éléments très variés peuvent entrer en ligne de compte lorsque l’on va demander conseil à un médecin, une sage-femme ou un gynécologue. D'où l'importance de ne pas hésiter à faire part de ses doutes et parfois de ses craintes, mais surtout, s’adresser à la bonne personne, parce qu’aujourd’hui, en matière de désinformation, il y aurait beaucoup à dire au sujet – précisément – de tout ce qui concerne le contrôle des naissances et la santé des femmes.
    Cette contraception, elle va aussi pouvoir évoluer au fil de la vie, des étapes dans la vie des femmes : contraception quotidienne ou au long cours, hormonale ou non, méthodes mécaniques ou contraception d’urgence ; vous l’avez compris, il n’y a pas une, mais des contraceptions. 
    Avec :
    Dr Abdoulaye Diop, gynécologue obstétricien à la clinique Bellevue à Dakar au Sénégal, auteur de l’ouvrage Si l’on parlait de gynécologie et d’obstétrique, paru aux éditions Lakalita. 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale : 
    ► Indila – Love Story
    ► Rema – Tea.
  • Priorité santé

    Lutter contre l’antibiorésistance : par quels moyens?

    24.09.2026
    Depuis plusieurs années, les médecins et chercheurs alertent sur un phénomène silencieux : l’antibiorésistance. Il s’agit de la capacité que développent les bactéries à résister aux antibiotiques. Cela s’observe quand il y a une exposition trop fréquente aux antibiotiques. La bactérie se transforme alors et acquiert des mécanismes de résistance diminuant ou annulant l’action des antibiotiques censés la combattre. Selon Santé publique France, la résistance aux antibiotiques a coûté la vie à 100 personnes par jour en Europe en 2020. Face à l’urgence, les chercheurs cherchent des alternatives aux antibiotiques, telles que la phagothérapie, un traitement centenaire connaissant une véritable renaissance portant la promesse d’une alternative ciblée aux antibiotiques. Quels sont les causes et les enjeux de l’antibiorésistance? Comment lutter contre ce phénomène ? Qu’est-ce que la phagothérapie ?
    La résistance aux antibiotiques constitue un problème majeur de santé publique.   
    L’OMS évoque même une grave menace qui peut concerner n’importe qui n’importe où dans le monde. Les médicaments antibactériens finissent par ne plus être efficaces contre les agents pathogènes et l'infection persiste en dépit de l'administration, même prolongée d'un ou plusieurs traitements ; plusieurs explications derrière ce constat qui se traduit déjà en chiffres : pour 2024, 5.500 décès annuels dans un pays comme la France, 130 000 cas d’infection à bactéries multirésistantes. 
    La lutte contre l’antibiorésistance passe d’abord par une prescription éclairée des antibiotiques, éviter l’automédication, cibler la bactérie pathogène. En utilisant un antibiogramme qui va évaluer la sensibilité du pathogène à l'antimicrobien. En amont, cette lutte passe aussi par l'amélioration de l'hygiène domestique mais aussi médicale, pour éviter la prolifération des agents infectieux et la multiplication des infections nosocomiales. 
    Ce défi de la réduction de l'antibiorésistance passe aussi par l'intensification de la lutte contre les médicaments falsifiés, vendus en dehors du cadre pharmaceutique ou médical, mais également dans certains contextes, dispensés y compris dans des structures de santé. 
    Cette lutte concerne également l’élevage animal (dans le cadre de l'approche One Health, Une seule santé). Cette agriculture qui assure la production animale a usé et abusé des antibiotiques, même si contrôles et réglementations se sont renforcés dans ce domaine de la santé vétérinaire.  
    Aujourd'hui, le corps médical et scientifique travaille non seulement sur la sensibilisation et la prévention, mais la recherche s'emploie aussi à diversifier la réponse thérapeutique, en développant des alternatives aussi bien pour valider de nouveaux antibiotiques, qu'encourager d'autres pistes comme avec la phagothérapie, l'utilisation de virus inoffensifs pour l'humain, capables de détruire des bactéries pathogènes. 
    Avec :
    Dr Anne-Lise Beaumont, médecin chercheur spécialisé en maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine à Paris

    Pr Tristan Ferry, professeur en infectiologie aux hospices civils de Lyon et porteur du programme « PHAGEinLYON Clinic »

    Prosper Hiag, président émérite du Conseil de l'ordre des pharmaciens du Cameroun, vice-président émérite de la Fédération internationale de la pharmacie.

    Programmation musicale : 
    ► Davido, Aya Nakamura - Yaya
    ► Vanessa De Mata, Ben Harper - Boa sorte.
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    Les phobies

    23.09.2026
    Phobie sociale, aérophobie, agoraphobie... Une phobie est une peur irrationnelle et intense déclenchée par un objet ou une situation. Ce trouble anxieux peut avoir une incidence sur le quotidien et provoquer des réactions physiques comme des palpitations, des sueurs ou des vertiges. À l'échelle mondiale, les phobies touchent environ 7 à 9% de la population. Quelles peuvent être les causes d’un comportement phobique ? Comment apprendre à gérer ses phobies ? Comment distinguer une peur « normale » d’une phobie ? 
    Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie... Une peur irrationnelle, face à un animal – araignée/serpent – avec lequel on est en contact de manière tout à fait exceptionnelle. Ou peur envahissante, quand il faut prendre la parole, quand il faut emprunter les transports en commun, ou simplement marcher dans la rue… Des objets, des situations qui bloquent, angoissent et d’une certaine manière peuvent rendre malade.   
    Ces peurs irrationnelles et intenses, parfois accompagnées de réactions physiques, peuvent avoir un impact important sur la qualité de vie, et les phobies concerneraient à l’échelle mondiale entre sept et 9% de la population. Ce trouble anxieux peut perturber le quotidien de manière ponctuelle ou au long cours.  
    Des phobies que l’on cherche à comprendre : en trouver l’origine pour identifier la mécanique de la peur, de l’hypervigilance, qui peut déboucher sur une crise de panique… Face à ce trouble, des thérapies comportementales, notamment des mises en situation progressive, peuvent permettre aux personnes de reprendre pied, de se réassurer et de mettre en place des stratégies efficaces. 
     
    Avec :
    Anne-Victoire Rousselet, psychologue et psychothérapeute spécialisée en thérapie comportementale et cognitive, au Centre hospitalier Sainte-Anne, à Paris

    Alpha Oumar Deen Diallo, psychologue clinicien et psychopathologue libéral au Sénégal, enseignant à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia à Conakry, en Guinée.

    En fin d’émission, nous retrouvons la chronique sport du Dr Jean-Marc Sène, médecin du sport et auteur de l'ouvrage Le sport : je me lance, paru aux éditions In Press.
    Programmation musicale : 
    ► Blue Oyster Cult – Don't fear the reaper
    ► Ayra Starr, Theodora – Ms paper.
Om Priorité santé
Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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