PodcastsPriorité santé

Priorité santé

Priorité santé
Seneste episode

213 episoder

  • Priorité santé

    La tuberculose : une maladie sous-diagnostiquée

    26.02.2026
    Selon l’OMS, 1,23 million de personnes sont mortes de la tuberculose en 2024. La même année, 10,7 millions de personnes ont contracté cette maladie bactérienne touchant le plus souvent les poumons. Chez la majorité des personnes, l’infection peut rester silencieuse toute la vie. Cependant, elle évoluera vers la maladie chez 5 à 10% des cas, notamment chez les personnes avec une déficience immunitaire. Comment se transmet cette infection ? Qui sont les personnes les plus à risques ? Quelle prise en charge existe ?  
    La Tuberculose est une maladie très ancienne, dont on a identifié des traces remontant à la Préhistoire et avec  en 2024, plus de 10 millions de nouveaux cas d'après l'OMS, cette infection bactérienne reste d'actualité ! 
    A la fin XIXe siècle, lorsque l’allemand Robert Koch, découvre la bactérie incriminée (à qui il donne son nom : le bacille de Koch), on estime que la tuberculose est la cause d’un décès sur sept en Europe ! Au moment où nous parlons,  la tuberculose se range au 10e rang des causes de mortalité à l’échelle planétaire.  
    Cartographie de la tuberculose 
    A eux seuls, cinq pays d’Asie (Inde, Indonésie, Philippines, Chine et Pakistan) concentrent 55 % du fardeau de la tuberculose. Le Nigéria et la RDC se range au sixième et septième rang. 
    Cette maladie peut atteindre plusieurs organes : l'atteinte va déterminer les risques de transmission, puisque seule la tuberculose pulmonaire est contagieuse.  
    Vaccination et antibiothérapie 
    Cette infection potentiellement mortelle (1,23 millions de décès en 2024, 150 000 avec une co-infection de VIH sida) peut rester silencieuse; on parle alors de tuberculose latente. Dans 10 % des cas, la tuberculose va passer au stade “maladie”. Certaines conditions, un état de fragilité générale (malnutrition, co-infection) peuvent favoriser le passage au stade actif de l'infection. Il est alors essentiel d'avoir accès un traitement efficace, une antibiothérapie au long cours, une fois le diagnostic posé. 
    Avec : 
    Pr Stéphane Jaureguiberry, infectiologue et chef de service des maladies infectieuses et tropicales, à l’hôpital Bicêtre AP-HP au Kremlin-Bicêtre, en région parisienne. 

    Dr Mireille Mpoudi Etame, médecin infectiologue-épidémiologiste, au ministère de la Défense du Cameroun.  

    ► En fin d’émission, à deux jours de la Journée mondiale des maladies rares, nous donnerons la parole au Pr Aimé Lumaka, Directeur du Centre de Référence des Maladies Rares et Non-Diagnostiquées (CRMRND) à Kinshasa qui organise une matinée de sensibilisation.
    Programmation musicale : 
    ► Durand Jones & The indications – Flower moon 
    ► Tyty Meufapart – Mbamina
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Aidants et fiers de l’être

    25.02.2026
    Quand une personne perd son autonomie et devient dépendant, pour cause de vieillesse, de maladie ou encore de handicap, c’est souvent l’entourage qui prend le relais. Or, prendre soin d’un proche, peut avoir un retentissement sur sa propre santé : stress chronique, troubles du sommeil, épuisement... Comment faire pour prendre soin de soi lorsqu’on est aidant ? Comment vivre ce rôle le plus sereinement possible ? Qui peut aider l’aidant ?  
    Les aidants- ces acteurs essentiels pour la santé- accompagnent, soutiennent et soignent leurs proches, qu’il s’agisse d’un parent atteint de démence, d’un enfant en situation de handicap, d’un compagnon pris en charge pour un cancer ou d’une sœur fragilisée par un trouble psychiatrique.  
    Engagement fort et un risque d’épuisement 
    Ils ou elles s’adaptent au rythme de la personne dépendante et au-delà des seules tâches liées à l’état de santé (la préparation des traitements, le suivi des consultations), les aidants peuvent aussi avoir de multiples fonctions dans la vie quotidienne : hygiène, ménage, courses, alimentation... Un engagement choisi ou subi qui, dans la plupart des cas, évolue avec le temps et l’état du patient… 
    Manque de reconnaissance 
    Comprendre le rôle des aidants, les multiples ressorts de leurs fonctions, c’est aussi s’arrêter sur les conséquences de cet engagement. Cette charge peut avoir un très fort retentissement en termes de fatigue physique et émotionnelle de l’aidant et il est important de mettre en place des dispositions pour prévenir le risque d’épuisement, qui peut fragiliser à son tour, sa santé : parler de sa situation avec les soignants, avec l’entourage et demander de l’aide, le cas échéant.  
    Avec :
    Pr Nicolas Franck, médecin psychiatre, chef du pôle Centre rive gauche à l’Hôpital du Vinatier à Lyon. Co-auteur de l’ouvrage Aidants et fiers de l’être, aux éditions Odile Jacob  

    Dr Romain Rey, psychiatre, responsable du Centre expert schizophrénie de la Fondation FondaMental à l’Hôpital Le Vinatier, à Bron. Responsable du Centre Lyonnais des Aidants en Psychiatrie (CLAP). Co-auteur de l’ouvrage Aidants et fiers de l’être aux éditions Odile Jacob  

    Michel Dzalamou, psychologue clinicien psychothérapeute, président de l'Association psycho-santé solidarité au Congo et consultant en santé mentale et soutien psychosocial à l'Hôpital de référence de Bacongo. 

    Un reportage d’Inès Emprin.  

     
    Programmation musicale : 
    ► Jah Cure – Stronger than before 
    ► Sym Sam - Yobalé ma. 
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    La schizophrénie : déconstruire les préjugés

    24.02.2026
    Selon l’OMS, la schizophrénie touche environ 23 millions de personnes dans le monde. Psychose caractérisée par la perte du contact avec la réalité et par des altérations du comportement, la schizophrénie est la maladie mentale chronique la plus fréquente. Les personnes atteintes sont souvent victimes d’une forte stigmatisation qui les pousse à s’isoler. Comment déconstruire les préjugés liés à cette maladie ? Quels sont les traitements existants ?  
    Si les réseaux sociaux et les médias traitent de plus en plus souvent des thématiques liées à la santé mentale, les préjugés et fausses croyances associées à certaines maladies psychiatriques, comme aux personnes atteintes, sont toujours bel et bien réels. Et parmi les maladies les plus stigmatisées, on retrouve la schizophrénie.
    Lutter contre les idées fausses 
    Schizophrène : adjectif utilisé dans le vocabulaire – notamment par la classe politique – pour dévaloriser, insulter… 
    La schizophrénie est une atteinte encore souvent associée à des comportements agressifs, alors que si une tendance à la violence peut s’exprimer, non seulement elle n’est pas systématique, mais elle est dans la plupart des cas dirigée contre les patients eux-mêmes. Dans certains contextes culturels, la schizophrénie est également assimilée à une malédiction, à un sort potentiellement transmissible... 
    Autant d’idées fausses qui vont isoler, ostraciser et accentuer les souffrances des personnes concernées comme de leur entourage. Autant de préjugés qui peuvent potentiellement retarder et entraver les prises en charge.
    Diagnostic et prise en charge précoce 
    La schizophrénie est une maladie grave, qui peut se manifester par des symptômes multiples : une déconnexion du réel, des émotions inappropriées à la situation. Les personnes concernées ne sont pas forcément conscientes de leur maladie et cette psychose est susceptible d’avoir, faute de prise en charge précoce et adaptée, d’importantes conséquences sur l’organisation du quotidien, le lien avec les autres, la poursuite des activités. 
    Les schizophrénies, dont on peut d’ailleurs parler au pluriel, en raison de la variété des symptômes d’une personne à l’autre, vont donc nécessiter une prise en charge personnalisée, et qui va évoluer dans le temps. 
    Avec :
    Dr Méja Andrianarisoa, psychiatre en libéral sur Paris centre, au cabinet CPPND (Cabinet de Psychiatrie et Psychothérapie Notre-Dame)

    Dr Cheikh Mohamed Fadel Gohi, psychiatre /addictologue, directeur central au Cabinet du ministre de la Santé en Mauritanie, chargé de la coordination du Programme National de Santé Mentale et de Lutte contre les Addictions.

    Un reportage de Charlie Dupiot.

    ► En fin d’émission, nous parlerons de la baisse annoncée de la contribution française au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la promesse de don de l’État français s’élevant à 660 millions d'euros, soit un milliard d'euros en moins que lors de la période précédente. 9 associations de lutte contre ces maladies se sont réunies pour protester contre cette baisse. Interview de Marc Dixneuf, directeur général de AIDES. 
    Programmation musicale : 
    ► Kokoroko – Da du dah 
    ► Fabio Brazza, Vitao – Partido alto. 
     
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Malformations et déformations des pieds

    23.02.2026
    Certaines malformations du pied sont congénitales, c’est-à-dire qu’elles sont présentes à la naissance. C’est le cas par exemple du pied-bot, qui touche un à deux bébés sur 1 000 naissances. D’autres malformations et déformations du pied peuvent survenir au fil des ans. Comment éviter ces déformations ? Quelles sont les prises en charge possibles ?  
    Compte tenu de la complexité osseuse et anatomique du pied et de sa sollicitation dans de très nombreuses activités du quotidien, il est essentiel de ne pas négliger les affections qui le concernent. 
    Hérédité ou accident de la vie : certaines atteintes, malformation ou déformation du pied, sont présentes dès la naissance, quand d’autres peuvent survenir ou s’accentuer avec les années. À côté de problèmes identifiés dès le plus jeune âge (pied-bot – pied plat), des traumatismes peuvent également nécessiter une prise en charge, pour éviter par la suite les conséquences, en termes de handicap. D'autres atteintes se révèlent avec les années, et peuvent être directement liées à des habitudes de chaussage, comme l'hallux valgus, communément appelé « oignon ».
    Une prise en charge importante
    Appareillage, chirurgie, rééducation : les prises en charge possibles sont multiples, en fonction du diagnostic comme de l’âge des patients. 
    Veiller à la santé de ses pieds, c’est assurer son équilibre, son dynamisme : préserver sa mobilité. Identifier et prendre en charge les changements et douleurs localisés au niveau de ses pieds, c’est préserver sa capacité de déplacement. 
    Avec :
    Dr Christophe Piat, chirurgien orthopédiste et traumatologue à la Clinique Victor Hugo, à Paris et ancien chirurgien des Hôpitaux de Paris 

    Dr Valentin Andjeffa, chef du service de Chirurgie orthopédique et Traumatologie au CHU la Référence Nationale de N'Djamena, au Tchad. 

    Programmation musicale :
    ► Santigold – Run the road
    ► Opa - Che Che Che. 
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !
  • Priorité santé

    Questions de femmes : tout savoir sur l’allaitement maternel

    20.02.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’allaitement maternel. L'OMS recommande un allaitement maternel exclusif jusqu'à l'âge de 6 mois. Que faire si les tétées sont douloureuses ? Que faire si le bébé ne tète pas assez et s’endort systématiquement ? Peut-on allaiter lorsqu’on est malade ? Bébé a-t-il besoin de boire de l’eau en plus des tétées ?
    Avec :
    Bigué Ba Mbodji, sage-femme, technicienne supérieure de santé, maitresse sage-femme au niveau de la maternité de l’Hôpital Aristide le Dantec et vice-présidente de l’Association des sages-femmes du Sénégal

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

    Programmation musicale :
    ► Dementos, Ndong Mboula - Elone
    ► Manu Desroches - Viv Vré.
    À lire aussiDécouvrez les 10 finalistes du Prix Découvertes RFI 2026, et votez !

Om Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
Podcast-websted
Social
v8.7.0 | © 2007-2026 radio.de GmbH
Generated: 2/26/2026 - 12:50:03 PM