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Priorité santé

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  • Priorité santé

    Infirmière/infirmier: un métier aux multiples facettes

    12.05.2026
    À l’occasion de la Journée internationale des infirmières du 12 mai, nous parlons de celles et ceux qui, une fois leur diplôme d’État d’infirmier acquis, ont choisi de se consacrer à une spécialité en particulier. Infirmièr.e.s en psychiatrie, en pédiatrie, en oncologie... Bien que les bases du métier soient les mêmes, les réalités et le quotidien diffèrent beaucoup selon le service dans lequel le soignant exerce et les pathologies qu’il prend en charge. Quelles sont les motivations pour s'orienter vers une spécialisation ? À quoi ressemble ce quotidien au service des autres ? Qu’est-ce que la spécialisation a changé pour ces hommes et ces femmes ?  
    Infirmière spécialisée, infirmière en pratique avancée, infirmière en milieu rural ou en contexte de crise... Près de 30 millions de personnes dans le monde exercent ce métier, d’après l’OMS, et dans de nombreuses régions de la planète, les infirmières sont l’unique réponse en cas de problème de santé.  
    Un métier à 87% féminin
    Aujourd’hui encore, même si ce métier est mixte, dans un pays comme la France par exemple, la profession est à 87% féminine. La question récurrente du manque d’effectifs constitue un défi majeur et le manque d’attractivité du métier concerne l’ensemble de la planète.
    Un même métier et de très grandes disparités : 29,8 millions d’infirmières étaient recensées dans le monde en 2023, mais d’un pays à l’autre, on observe des charges, des conditions de travail, des responsabilités variables. En France, on dénombre 94 infirmières pour 10 000 habitants. C’est moins qu’en Allemagne, avec 124 soignantes et beaucoup plus qu’au Bénin (6,12) ou au Rwanda (12,8).
    On relève aussi des écarts de revenus très conséquents d’un pays à l’autre : l’OCDE montre par exemple que les infirmières en Belgique sont quasiment payées le double de leurs consœurs en France. Une infirmière au Portugal est aussi trois fois moins payée que sa consœur du Luxembourg !
    À écouter aussi : Infirmiers : quels obstacles au quotidien ?
    Avec :
    Julie Devictor, IPA en oncologie hépatique à l’hôpital Beaujon à Clichy en région parisienne. Maitre de conférences au département des Sciences Infirmières de l’Université Paris Cité.   
    Céline Hercé, infirmière en gériatrie au CHU Grenoble Alpes
    Yvonne Quenum, infirmière en psychiatrie exerçant actuellement à Tahiti. 
    ► En fin d’émission, nous partons en Roumanie où les étudiants français sont nombreux à s’inscrire dans des universités de médecine. La ville de Cluj-Napoca accueille la plus grande communauté d'étudiants français en médecine de Roumanie, avec plus de 1 000 étudiants pour la seule université « Iuliu Hațieganu ». Nombre d'entre eux sont venus en Roumanie après avoir échoué à l'examen d'entrée en France, attirés par un système d'admission plus accessible, des cours dispensés en français et des frais de scolarité moins élevés que dans d'autres pays européens. Un reportage de Guilhem Bernes, correspondant de RFI à Bucarest.  
    Programmation musicale : 
    ► Amadeus - Yâlla du juum 
    ► OGI - I got it.
  • Priorité santé

    Écrans, vieillissement... Les défis de la prise en charge des troubles de la vision

    11.05.2026
    Myopie, presbytie, hypermétropie, astigmatisme, glaucome... les troubles de la vue sont multiples et ont un impact direct sur la qualité de vie des personnes concernées. En 2050, l’OMS prévoit que 50% de la population sera atteinte de myopie. L’omniprésence des écrans dans nos vies et la sédentarité figurent parmi les causes pouvant expliquer cette forte augmentation. De plus, avec l’augmentation de l’espérance de vie, certains troubles, apparaissant avec l’âge, sont de plus en plus fréquents.
    Comment diagnostiquer un trouble visuel ?
    Un habitant sur quatre, à l’échelle de la planète, présente une déficience de la vision. Quels sont les principaux défis de la prise en charge de ces troubles de la vue ? Quel suivi faut-il mettre en place lorsqu’un trouble de la vue est diagnostiqué ?
    Un accès aux soins très inégalitaire 
    Comme c’est aussi le cas pour d’autres spécialités médicales, l’accès aux soins et aux prises en charge dans le domaine de « la santé des yeux » reste aujourd’hui très inégalitaire. L’Organisation Mondiale de la Santé estime ainsi que 2/3 des personnes qui auraient besoin de porter des lunettes, ne peuvent pas en bénéficier !
    En Afrique, l’OMS recense 16,6 millions de personnes atteintes d’une déficience visuelle. Cependant, le continent compte moins de 1% des ophtalmologistes en exercice dans le monde.
    Limiter l'impact sur la qualité de vie
    Être équipé de verres correcteurs, c’est pourtant essentiel pour retrouver une vision nette, en cas de troubles de réfraction, comme la myopie, l'hypermétropie ou l'astigmatisme.
    La vision floue va compliquer la lecture, et peut-être perturber certains apprentissages au cours de l’enfance. À un certain niveau, lorsque l’acuité visuelle est basse, ces défaillances peuvent limiter la mobilité et fortement altérer la qualité de vie. Il est ainsi important de pouvoir accéder à des services de soins oculaires de qualité, au dépistage, et d'avoir la possibilité d’acquérir un équipement optique adapté.
    Avec : 
    Pr Antoine Brézin, professeur d’ophtalmologie à la faculté de médecine de l’université Paris-Cité et chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Cochin, à Paris. Auteur de l’ouvrage Comprendre et soigner ses yeux aux éditions du Cerf

    Pr Vonor Kokou, chef du service d'ophtalmologie au Centre Hospitalier Régional de Kara au Togo. Secrétaire général de la Société Togolaise d'ophtalmologie. 

    Programmation musicale :
    ► Fally Ipupa - Cinéma
    ► JZyno, Camidoh - Eyes on you.
  • Priorité santé

    Questions de femmes, questions de parents : impact des écrans sur la santé des enfants

    08.05.2026
    Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de l’impact des écrans sur la santé des enfants. Quels sont les dangers de l’exposition aux écrans pour les enfants ? Jusqu'à quel âge est-ce déconseillé ? Quel temps d'écran maximal accorder à son enfant, selon son âge ?
    Quand on est parent et que l’on se préoccupe de la santé de ses enfants, on pense à leur alimentation, à leur sommeil comme à les protéger des infections. Mais un enfant en bonne santé, au-delà de sa croissance et de son dynamisme, est aussi un enfant qui s’éveille au monde qui l’entoure, qu'il découvre, qu'il apprend, qui communique.
    Temps d’exposition 
    Aujourd’hui, quand on parle du développement des tout-petits et des adolescents, il faut désormais compter avec la technologie et en particulier avec les écrans, qui sont partout, du téléphone portable à l'écran de télévision. Certains pensent que les applications et les vidéos sont des fenêtres sur le savoir, pour d’autres c’est un amusement sans conséquence, une manière de les occuper. 
    Mise en garde 
    Mais aujourd'hui, les voix sont de plus en plus nombreuses, au sein des professionnels de santé et de la petite enfance, à alerter et mettre en garde : en associant une exposition précoce, fréquente et prolongée à des risques sévères sur le plan du développement : retards de langage et/ou de développement, problèmes d'apprentissage et de concentration, troubles du comportement…  
    Les alertes associées à des recommandations, sur l'accompagnement dans les usages, les limites dans la durée de visionnage, auxquelles s’associent surtout des règles simples : pas d'écran avant trois ans et très limité entre trois et six. 
    Avec :
    Dr Cheikh Diouf, pédiatre à Dakar, au Sénégal 

    La palabre au féminin de Charlie Dupiot.

     
    Programmation musicale :    
    ► Brandy – Put that on evrything
    ► Tinariwen – Chet boghassa.
  • Priorité santé

    Hépatite B, tuberculose, mpox et arboviroses: actualités de l’infectiologie

    07.05.2026
    À l'occasion de la 13ᵉ édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actualités de l’infectiologie dans le monde. Hépatite B, dengue, tuberculose, arbovirose, mpox... Les maladies infectieuses continuent de faire des ravages à l’échelle mondiale. Quelle est la situation actuelle ? Quels sont les moyens de prévention existants ? Quelles sont les prises en charge existantes ?      
    Troisième et dernière émission, à Lausanne, à l’occasion de l’Afravih, la conférence internationale francophone dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes.  
    Nous évoquons les infections qui font l’actualité et qui nécessitent à la fois surveillance rapprochée et des efforts continus en matière de prévention, de prise en charge de recherche : les arboviroses, certaines zoonoses (Mpox et fièvre de Lassa), et des infections anciennes comme la tuberculose ou l’hépatite B qui, chacune, provoque plus d’un million de décès chaque année à l’échelle planétaire. Autant de maladies qui occupent de nombreux chercheurs et cliniciens, en particulier en zone tropicale: nous leur donnons  la parole.  
    Pr Didier Koumavi Ekouévi, professeur de Santé Publique à l’Université de Lomé au Togo, chef du Département de Santé Publique

    Dr Ablo Prudence Wachinou, médecin pneumologue et spécialiste de la tuberculose. Maître de conférences agrégé à la faculté des Sciences de la santé à l'université d'Abomey-Calavi à Cotonou. Chef du Service Recherche et Formation au Programme National contre la Tuberculose du Bénin

    Pr Abdoulaye Touré, professeur de santé publique à l'université Gamal Abdel Nasser de Conakry, directeur du Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG)

    Pr Placide Mbala Kingebeni, professeur à la faculté de médecine de l'université de Kinshasa. Chef de département d'Epidémiologie et Santé Globale à l'Institut National de Recherche Biomédicale, basé à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

     
    Programmation musicale :    
    ► Louis Matute, Rico TK – I'll see you soon
    ► Yoa – Moi.
  • Priorité santé

    Lutte contre le VIH : les défis actuels

    06.05.2026
    À l'occasion de la 13è édition de la conférence AFRAVIH dédiée à la lutte contre le VIH, qui se tient à Lausanne, en Suisse, nous consacrons une émission aux actuels défis que rencontre la lutte contre le VIH. Selon l’OMS, le VIH demeure un problème majeur de santé publique à l’échelle mondiale, ayant causé la mort de plus de 44,1 millions de personnes (OMS) à ce jour.
    À l’heure où l’aide internationale est en berne, que les activités communautaires sont remises en question sur le terrain, que les discriminations ne cessent de croître, où en est la lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine ?
    À l’occasion de la conférence internationale francophone AFRAVIH, dédiée à la lutte contre le VIH, les hépatites et les infections émergentes, à Lausanne, nous abordons les défis dans la lutte contre le VIH-SIDA, à l’heure où les moyens financiers régressent et que de nouveaux traitements innovants font naître de nombreux espoirs. 
    L’ONUSIDA s’était fixé pour 2030, dans le sillage des progrès des dernières décennies, l’objectif d’élimination du Sida à l’horizon 2030. Entre 2010 et 2024, les nouvelles infections avaient diminué de 40%, grâce aux multiples améliorations, tant sur le plan des diagnostics, des mises sous traitements antirétroviraux, que du suivi de la charge virale, d’où l’espoir. 
    Mais après cette embellie et malgré les innovations thérapeutiques prometteuses, les entraves se multiplient : baisse des budgets (qui menacent emplois et projets), stigmatisation des patients (durcissement des lois et discrimination), la désinformation et le VIH, risque sanitaire de moins en moins médiatisé et donc, moins pris en compte par les populations et les politiques publiques. 
    Autant d’éléments qui, combinés, peuvent faire légitimement craindre une reprise de l’épidémie. 
    Comme hier, nous donnons la parole à des participants issus d'Afrique subsaharienne :
    Dr Bintou Dembele, médecin, directrice d’ARCAD Santé plus au Mali (ARCAD-SIDA est la première association de lutte contre le Sida au Mali)

    Jaurès Primo Metambou, docteur en économie de la santé et responsable Suivi évaluation au ministère de la Santé Publique du Cameroun pour le compte de l'Unité de Coordination des Subventions du Fonds Mondial de lutte contre la Tuberculose, le VIH, et le paludisme 

    Anicet Zran, docteur en Histoire de la Santé, enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké en Côte d'Ivoire et spécialiste des maladies infectieuses. 

    Programmation musicale :    
    ► Danitsa, Jarreau Vandal – Wrong Things 
    ► Yuma – Na loba nini.

Om Priorité santé

Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à [email protected]. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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